
Ouvrez n’importe quelle brochure de franchise et la première ligne budgétaire qui saute aux yeux, avant même le local ou le matériel, c’est souvent celle-là : le droit d’entrée. Une somme à verser pour avoir le droit de rejoindre le réseau — avant d’avoir servi un seul client. Certaines enseignes en font un argument de sérieux. D’autres, comme Green Farmer’s, ont fait le choix inverse : la supprimer purement et simplement. Voici ce que ça signifie concrètement, et surtout ce que ça ne change pas.
Le droit d’entrée — parfois appelé redevance initiale forfaitaire — est la somme que le franchiseur demande au candidat pour rejoindre son réseau. Il donne accès à la marque, au concept et au savoir-faire, et couvre en théorie les frais de conception de l’enseigne, le transfert de méthode, la formation initiale et l’accompagnement au lancement, selon la définition qu’en donne l’Observatoire de la Franchise. Sur le papier, il finance quelque chose de réel. Dans les faits, c’est surtout la ligne qui décide si un projet reste accessible ou passe hors de portée d’un porteur de projet au budget serré.
Une étude menée par Toute la Franchise sur plus de 466 réseaux situe le droit d’entrée moyen, tous secteurs confondus, autour de 15 000 à 17 000 €. La restauration rapide, secteur à forte rentabilité et à notoriété de marque valorisée, tire nettement la fourchette vers le haut : entre 20 000 € et 55 000 €, selon la même étude. Sur un investissement total de 100 000 à 250 000 €, c’est une part importante de l’enveloppe, engagés avant même le premier coup de peinture — et sans qu’un centime de ce montant serve à payer la cuisine ou le loyer.

Green Farmer’s fonctionne via un contrat de licence de marque. On garde le mot « franchise » dans cet article parce que c’est celui que tapent les candidats sur Google, et parce que c’est aussi celui qu’emploie Green Farmer’s dans son propre dossier de présentation. Le détail de cette distinction est expliqué sur notre page dédiée à la licence de marque Green Farmer’s .
Concrètement : ni droit d’entrée, ni royalties sur le chiffre d’affaires, ni frais marketing obligatoires. Un point que nous détaillions déjà dans notre guide sur le financement d’une franchise de restauration — l’absence de ces deux charges allège directement le calcul que fait une banque au moment d’étudier un dossier de prêt.
Ne pas payer de droit d’entrée ne veut pas dire ouvrir sans budget. L’apport personnel reste compris entre 30 000 € et 50 000 €, la formation coûte entre 2 000 € et 10 000 € selon la zone et le profil, et il faut compter 10 000 € à 35 000 € pour l’agencement, 20 000 € à 40 000 € pour l’équipement de cuisine — une extraction professionnelle notamment, incontournable sur ce type de concept. Au total, l’investissement se situe entre 100 000 € et 250 000 €, hors droit d’entrée puisqu’il n’y en a pas. La différence ne porte donc pas sur le montant à réunir pour ouvrir, mais sur sa destination : chaque euro va dans le local, la cuisine et le stock, pas dans l’accès au réseau lui-même.
Ça change en revanche deux choses concrètes. D’abord la trésorerie de démarrage : ne pas immobiliser 20 000 à 55 000 € sur une ligne qui ne produit ni chiffre d’affaires ni actif revendable laisse une marge de manœuvre réelle les premiers mois d’exploitation. Ensuite, la lecture du dossier par un financeur : une charge récurrente en moins et une sortie de trésorerie en moins au démarrage simplifient le calcul de capacité de remboursement — sans pour autant garantir l’obtention du prêt, qui dépend toujours du projet et du porteur dans leur ensemble.
Un droit d’entrée, pour un franchiseur, c’est une rentrée d’argent immédiate et sans risque : le candidat paie avant d’avoir vendu le premier burger. Y renoncer n’est pas un geste commercial gratuit, ça déplace le modèle économique du réseau vers autre chose. Chez Green Farmer’s, la rentabilité tient sur la marge produit — x4 en moyenne — et sur le volume, avec plus de 3 500 commandes mensuelles en moyenne selon les zones, un ticket moyen de 28 € en livraison et 17 € à emporter. Une manière de dire, sans le dire : le réseau gagne quand le restaurant gagne, pas avant.
À l’échelle d’un restaurant à maturité, ce modèle vise un chiffre d’affaires autour d’1 000 000 € en année 3, pour un excédent brut d’exploitation estimé entre 150 000 € et 200 000 € (15 à 20 % du CA), et un retour sur investissement généralement compris entre 2 et 3 ans. Des ordres de grandeur qui dépendent évidemment de la zone, du flux et de la gestion — pas une promesse uniforme.
Green Farmer’s compte à ce jour quatre adresses : le flagship Paris 09, Paris 11, Ajaccio, et Amsterdam, première implantation hors de France. De nouvelles ouvertures sont prévues à Paris, aux Pays-Bas et en Belgique. Le concept s’appuie sur une gamme de matières premières propre à la marque, baptisée « No Meat » — steaks, nuggets, tenders, wings, schnitzel, falafels, cheddar végétal — pensée pour un fast-food grand public plutôt que pour la seule clientèle vegan convaincue. La notorieté suit : 4,8/5 sur Google (plus de 1 000 avis), 4,8/5 sur Uber Eats (plus de 6 000 avis), et une place dans le top 20 des restaurants de Paris sur TripAdvisor, tous secteurs confondus. Le détail du concept et du modèle économique complet est sur notre page pilier franchise vegan : ouvrir un restaurant Green Farmer’s.
Pour situer ce choix par rapport à l’autre poste de coût récurrent d’une franchise classique, notre page sur la franchise sans royalties détaille ce que représentent les royalties dans un réseau traditionnel, et notre guide pour choisir sa franchise de restauration revient sur l’ensemble des critères à comparer avant de signer.
C’est la somme versée par le candidat au franchiseur pour rejoindre le réseau et exploiter la marque, le concept et le savoir-faire sur une zone déterminée. Il est distinct de l’apport personnel et des frais d’installation : c’est un paiement pour l’accès au réseau lui-même.
Parce que leur modèle économique repose sur autre chose — la marge produit, le volume de vente. C’est le cas de Green Farmer’s, qui fonctionne en licence de marque.
Green Farmer’s fonctionne via un contrat de licence de marque. Le terme « franchise » reste utilisé dans la communication grand public parce que c’est le mot que recherchent les candidats. Pour un avis définitif sur les implications juridiques de ce statut, l’accompagnement d’un professionnel du droit reste recommandé.
L’investissement total se situe entre 100 000 € et 250 000 €, avec un apport personnel de 30 000 € à 50 000 €. Ce budget couvre l’agencement, l’équipement de cuisine, la formation et le besoin en fonds de roulement — mais aucune ligne « droit d’entrée ».
Elle allège le calcul de capacité de remboursement fait par la banque, puisqu’il n’y a ni droit d’entrée à amortir ni royalties récurrentes à intégrer. Ça peut faciliter l’octroi du prêt, sans le garantir : la banque continue d’évaluer le projet et le porteur dans leur ensemble.
En moyenne 3 à 6 mois chez Green Farmer’s, le temps de valider la zone, finaliser le local et suivre la formation. Notre page sur le calendrier d’une franchise Green Farmer’s détaille chaque étape.
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