Flexitarisme en France : pourquoi 10 millions de Français mangent moins de viande
Sommaire
- Le flexitarisme, une tendance de fond plus qu’un effet de mode
- Un chiffre qui cache deux histoires différentes
- Ce que montrent les ventes en 2025
- Pourquoi Green Farmer’s a été pensé pour ce public, pas pour les vegans stricts
- FAQ

Il y a une case que beaucoup de gens cochent sans le savoir. Ils mangent un burger vegan le mardi, une entrecôte le samedi, et ne se sont jamais dit « je vais devenir vegan ». Ils sont flexitariens, un mot un peu ingrat pour désigner une réalité très simple : manger moins de viande, sans y renoncer complètement, sans dogme, et souvent sans même revendiquer d’étiquette.
Le flexitarisme, une tendance de fond plus qu’un effet de mode
Une étude Ifop commandée par FranceAgrimer, menée en septembre 2020 auprès de plus de 15 000 personnes, donne un chiffre qui a de quoi surprendre : 24 % des Français déclarent diminuer volontairement leur consommation de viande, sans être exclusivement végétariens. Ramené à la population, cela représente 10,6 millions d’individus.
Ce n’est pas tout. Parmi les 74 % de Français qui se disent omnivores, 8 % ont en réalité un comportement flexitarien sans se l’attribuer — ils réduisent la viande dans les faits, mais ne s’identifieraient pas spontanément au mot « flexitarien » si on le leur demandait. En additionnant les flexitariens déclarés, les flexitariens qui s’ignorent et les régimes totalement sans viande, on arrive à 34 % de la population française. Un tiers du pays, en somme, qui a déjà changé quelque chose à son assiette.
Un chiffre qui cache deux histoires différentes
Ce serait trop simple de résumer ces 34 % à une vague de conscience écologique. L’étude Ifop distingue deux moteurs bien distincts. Plus de 52 % des personnes concernées ont réduit leur consommation de viande par contrainte — raisons économiques, médicales ou liées au poids. Les 48 % restants le font par choix, pour des motifs philosophiques ou éthiques.
Autrement dit, la moitié de ce mouvement n’a rien d’idéologique. C’est une question de budget qui a rencontré, au passage, une offre alimentaire de plus en plus convaincante. Un burger qui ne coûte pas plus cher qu’un burger classique et qui tient la comparaison en goût n’a pas besoin d’argumentaire militant pour convaincre quelqu’un qui cherche simplement à alléger sa facture de courses.
Ce que montrent les ventes en 2025
Les déclarations d’intention, c’est une chose. Les tickets de caisse en sont une autre, et généralement plus fiable. Les données Circana relayées par le Good Food Institute (GFI) donnent la tendance pour 2025 : les ventes d’alternatives végétales en France ont atteint 572 millions d’euros, soit 11,4 % de plus qu’en 2024 et 21 % de plus qu’en 2023. Les volumes vendus ont progressé de 13,3 % sur la seule année 2025.
Le détail par catégorie confirme que ce n’est pas un feu de paille concentré sur un seul rayon. Les alternatives à la viande fraîche progressent de 16,8 % en volume, les boissons végétales de 14,8 %, et même des catégories plus confidentielles comme le tofu, le tempeh et le seitan enregistrent une hausse de 20,9 % en valeur. Un marché qui grandit sur plusieurs fronts en même temps, ce n’est plus une mode de niche — c’est un rayon qui s’installe.
Pourquoi Green Farmer’s a été pensé pour ce public, pas pour les vegans stricts
C’est là que le positionnement de Green Farmer’s prend tout son sens. La chaîne n’a jamais été conçue comme un restaurant militant qui cherche à convertir. C’est un concept de street-food — burgers, wraps, bowls — qui utilise des produits 100 % vegan de la gamme maison « No Meat » (steaks, nuggets, tenders, wings, falafels, cheddar végétal) sans en faire un argument de conversion idéologique.
Et les chiffres de fréquentation le confirment : la majorité des clients du réseau sont flexitariens ou simplement curieux, pas des vegans stricts venus chercher un sanctuaire. C’est exactement le public que les statistiques ci-dessus décrivent — quelqu’un qui ne cherche pas à « devenir » quoi que ce soit, mais qui veut manger un bon burger sans forcément savoir ce qu’il y a dedans avant d’y goûter. La carte est d’ailleurs conçue pour rassurer plutôt que pour convertir : voir la carte complète permet de constater qu’il n’y a ni argumentaire ni culpabilisation, juste des burgers, des bowls et des frites.
Cette approche se retrouve aussi dans la preuve sociale de la marque : 4,8/5 sur Google (plus de 1 000 avis), 4,8/5 sur Uber Eats (plus de 6 000 avis), 5/5 sur TripAdvisor où l’enseigne figure dans le top 20 des restaurants parisiens sur plus de 20 000 établissements référencés. Des scores qui ne s’expliquent pas par une clientèle acquise d’avance, mais par une base beaucoup plus large — flexitariens compris.
Pour qui veut voir de plus près ce que mangent réellement ces 10 millions de Français au quotidien, direction la page restaurants et points de vente. Et pour prendre la mesure de l’ampleur du mouvement au-delà des chiffres de consommation, l’article sur les célébrités et sportifs français vegans montre que la tendance dépasse largement le cercle des militants historiques.
Ce basculement progressif d’une partie de la population intéresse d’ailleurs autant les consommateurs que les entrepreneurs qui observent le secteur de la restauration : l’article sur la franchise végétarienne comme marché plus large qu’il n’y paraît détaille pourquoi ce même mouvement de fond change aussi la donne côté business.
Conclusion
Le flexitarisme n’est ni une conversion ni un renoncement. C’est un ajustement, souvent silencieux, que 34 % des Français ont déjà opéré à des degrés divers — pour des raisons de budget autant que de conviction. Les ventes 2025 montrent que ce mouvement continue de s’accélérer, pas de ralentir. Et un concept comme Green Farmer’s, pensé dès le départ pour ce public plutôt que pour les seuls vegans convaincus, se trouve avoir dix ans d’avance sur une tendance qui ne fait que commencer à s’installer dans les statistiques nationales. Pour découvrir la marque dans son ensemble, la page à propos retrace son histoire et ses fondateurs.
FAQ
- Qu’est-ce qu’un flexitarien exactement ?
- Une personne qui réduit volontairement sa consommation de viande sans l’exclure totalement de son alimentation, contrairement au végétarien (qui ne mange jamais de viande) ou au vegan (qui exclut tout produit animal). Selon l’Ifop, 24 % des Français se définissent ainsi.
- Le flexitarisme, c’est la même chose que le véganisme ?
- Non. Le véganisme est une exclusion totale et permanente de tout produit animal, alimentaire ou non. Le flexitarisme est une réduction, ponctuelle ou régulière, qui laisse toute liberté sur le reste de l’alimentation.
- Pourquoi les Français réduisent-ils leur consommation de viande ?
- L’étude Ifop/FranceAgrimer montre deux motivations principales : plus de la moitié le fait par contrainte (raisons économiques, médicales ou de poids), l’autre moitié par choix éthique ou philosophique. Ce n’est donc pas uniquement une question de conviction écologique.
- Le marché des alternatives végétales continue-t-il de croître en 2026 ?
- Les dernières données disponibles (Circana/GFI, année 2025) montrent une croissance de 11,4 % en valeur sur un an et de 21 % sur deux ans, avec des volumes en hausse de 13,3 %. La tendance est donc à l’accélération, pas au ralentissement.
- Faut-il être vegan pour manger chez Green Farmer’s ?
- Non, et c’est même l’inverse de la cible principale : la majorité des clients du réseau sont flexitariens ou simplement curieux de street-food, pas des vegans stricts. La carte est pensée pour convaincre par le goût, pas par l’argumentaire.
- Quelle est la différence entre un flexitarien « déclaré » et un flexitarien « non-étiqueté » ?
- Un flexitarien déclaré s’identifie spontanément à ce terme. Un flexitarien non-étiqueté a le même comportement alimentaire — il mange moins de viande — mais ne se reconnaît pas dans le mot lui-même. L’Ifop estime que 8 % des omnivores français sont dans ce second cas.
Le flexitarisme est justement le public que vise Green Farmer’s : découvrez le modèle économique complet dans notre guide pilier de la franchise.
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