Le marché du burger classique plafonne, celui du burger végétal explose
Sommaire
- 1,4 milliard de burgers vendus en France, et pourtant en baisse
- « Multipliées par 14 en dix ans » : comment on en est arrivé là
- Pendant ce temps, le végétal grimpe sur presque tous les rayons
- Deux courbes qui se croisent, pas un hasard
- FAQ

Le burger a été la martingale de la restauration rapide française pendant dix ans. En 2025, pour la première fois depuis longtemps, les chiffres racontent une histoire différente — et elle est plus intéressante qu’un simple « effet de mode qui retombe ».
1,4 milliard de burgers vendus en France, et pourtant en baisse
Les indices Gira, référence du secteur pour la restauration hors domicile, ont publié leur bilan 2025 du marché du burger en France. Le chiffre brut reste impressionnant : 1,4 milliard de burgers consommés hors domicile sur l’année. Mais le détail change la lecture. En volume, les ventes reculent de 6,9 % sur deux ans. Le chiffre d’affaires du secteur, lui, se maintient à 12,1 milliards d’euros — un recul de seulement 0,2 % — grâce à un prix moyen qui grimpe à 12,90 €, en hausse de 7,3 % par rapport à 2023.
Autrement dit : les Français mangent moins de burgers, mais les paient plus cher. Ce n’est pas un marché en pleine forme qui absorbe une inflation passagère. C’est un marché qui compense une érosion de volume par une hausse de prix — un schéma qui ne peut pas durer indéfiniment sans finir par éroder aussi la demande.
« Multipliées par 14 en dix ans » : comment on en est arrivé là
Gira résume la décennie écoulée d’une formule qui vaut son pesant de frites : les ventes de burgers ont été multipliées par 14 en dix ans, et semblent avoir atteint un plafond. On ne double pas un marché quatorze fois sans finir par saturer l’offre — le burger est devenu si omniprésent dans la restauration rapide française qu’il a fini par se banaliser. Une carte sans burger fait presque figure d’anomalie aujourd’hui, ce qui, mécaniquement, dilue ce qui faisait sa force : la nouveauté.
Ajoutez à ça une lassitude réelle des consommateurs — Gira évoque explicitement la concurrence d’autres formats de street-food et des arbitrages budgétaires plus serrés — et vous obtenez un marché mature qui cherche un nouveau souffle plutôt qu’un marché en expansion.
Pendant ce temps, le végétal grimpe sur presque tous les rayons
Voilà l’autre moitié de l’histoire, et elle contraste nettement. Les données Circana relayées par le Good Food Institute (GFI) montrent que le marché français des alternatives végétales a représenté 572 millions d’euros en 2025, soit 11,4 % de plus qu’en 2024 et 21 % de plus qu’en 2023. Les volumes progressent de 13,3 % sur la seule année 2025.
Le détail par catégorie est encore plus parlant pour qui s’intéresse au burger précisément : les alternatives à la viande fraîche — steaks hachés végétaux compris — bondissent de 16,8 % en volume sur un an. C’est trois fois le rythme de croissance de catégories plus installées comme les boissons végétales (+14,8 %) ou le yaourt végétal (+6,8 %). Le végétal ne progresse pas de façon uniforme : c’est précisément le segment le plus proche du burger classique qui tire la croissance.
Gira, de son côté, ne mentionne pas une seule fois le burger végétal dans son bilan — logique, puisque l’étude porte sur le marché du burger dans son ensemble, toutes compositions confondues, sans le décomposer par type de protéine. Mais recouper les deux sources donne une lecture claire : le format burger classique plafonne pendant que sa version végétale progresse à deux chiffres.
Deux courbes qui se croisent, pas un hasard
Ce croisement n’est pas une coïncidence statistique. Un marché saturé par la répétition d’un même produit a structurellement besoin d’une variation qui le renouvelle sans le trahir — même forme, même rituel de consommation, mais une expérience différente. Le burger végétal coche cette case mieux que n’importe quel autre format concurrent : il garde tout le langage du burger (le pain, les frites, l’emballage carton qu’on ouvre avec les mains) tout en apportant la nouveauté que le marché classique a épuisée en quatorze ans.
C’est très exactement le pari sur lequel repose la carte Green Farmer’s, construite autour de la gamme « No Meat » (steaks, nuggets, tenders, wings, falafels, cheddar végétal) plutôt que sur un menu qui chercherait à réinventer le format burger de zéro. Voir la carte complète permet de constater qu’il s’agit bien de burgers, pas d’un ovni culinaire : même codes, composition différente.
Deux articles du blog éclairent chacun un pan de cette dynamique de marché. Celui sur les tendances de la restauration en 2026 détaille les évolutions de fond du secteur au-delà du seul burger, tandis que quel concept de restauration marche en 2026 explore ce qui distingue les concepts qui durent de ceux qui suivent une mode passagère.
Pour qui observe ce basculement avec un œil plus entrepreneurial qu’alimentaire, le sujet dépasse la seule question du contenu de l’assiette : l’article sur la franchise végétarienne comme marché plus large qu’il n’y paraît détaille pourquoi cette même bascule de consommation redessine aussi les opportunités du côté business de la restauration rapide.
Conclusion
Le marché du burger classique n’est pas en train de disparaître — 1,4 milliard d’unités vendues, ça reste un secteur colossal. Mais les chiffres 2025 racontent un marché qui a atteint son plafond de croissance et qui compense par le prix plutôt que par le volume, pendant qu’à côté, le segment végétal progresse à un rythme que le burger classique n’a plus connu depuis des années. Deux courbes qui se croisent rarement par hasard.
FAQ
- Le marché du burger est-il vraiment en baisse en France ?
- En volume, oui : -6,9 % sur deux ans selon les indices Gira 2025. Le chiffre d’affaires du secteur se maintient presque (-0,2 %) uniquement grâce à une hausse du prix moyen de 7,3 %.
- Combien de burgers sont vendus chaque année en France ?
- 1,4 milliard de burgers ont été consommés hors domicile en France en 2025, selon les indices Gira — un chiffre qui reste considérable malgré le repli en volume.
- Le burger végétal fait-il partie de ce recul ?
- L’étude Gira ne distingue pas les burgers selon leur composition, donc impossible de l’affirmer directement à partir de cette source. En revanche, les données Circana/GFI montrent que les alternatives à la viande fraîche progressent de 16,8 % en volume sur la même période — soit une dynamique inverse à celle du marché du burger dans son ensemble.
- Pourquoi le prix moyen d’un burger a-t-il autant augmenté ?
- Gira évoque une combinaison de hausse des coûts et d’un marché qui compense un recul de fréquentation par un panier moyen plus élevé — un mécanisme classique de fin de cycle de croissance.
- Un burger vegan a-t-il le même goût et la même texture qu’un burger classique ?
- Les gammes actuelles de protéines végétales texturées (comme la gamme « No Meat » utilisée par Green Farmer’s) sont conçues spécifiquement pour reproduire la texture et la tenue en bouche d’un steak haché classique, sans viser un goût « santé » ou édulcoré.
- Où trouver des burgers végétaux en France ?
- Le maillage de restaurants spécialisés s’est fortement développé ces dernières années. La page restaurants et points de vente Green Farmer’s recense les adresses ouvertes du réseau.
Le burger végétal a le vent en poupe : découvrez comment Green Farmer’s en a fait un modèle de franchise rentable dans notre guide pilier.
Le burger a évolué. Venez y goûter.
Découvrez la gamme No Meat de Green Farmer’s et retrouvez le restaurant le plus proche de chez vous.





