Célébrités et sportifs français vegans : qui sont-ils ?

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Ces célébrités et sportifs français qui ont dit adieu à la viande

Aux États-Unis, le véganisme a ses stars de cinéma. En France, il a longtemps semblé plus discret — jusqu’à ce qu’on gratte un peu. Résultat : un magicien de prime time, un producteur électro qui soulève de la fonte, une vice-championne du monde de force athlétique, et même un mythe people à déconstruire au passage.

Éric Antoine, le déclic Cowspiracy

Le magicien et animateur de « La Meilleure Danse » est vegan depuis plusieurs années, et il a été honnête sur la façon dont c’est arrivé : par étapes, pas d’un coup. D’abord l’arrêt de la viande de bébés animaux, puis la viande tout court après Cowspiracy, puis le poisson après Seaspiracy. Sa phrase résume tout : on ne peut pas prétendre aimer les animaux, lui qui en manipule sur scène, et continuer d’en manger. Il assume aussi ses écarts — une pâtisserie au beurre de temps en temps — plutôt que de jouer les vegans irréprochables. Il a d’ailleurs défié les Français sur le sujet lors d’un Veganuary aux côtés de Nagui et du journaliste Hugo Clément.

Petit Biscuit, vegan et musclé (et ça le fait rire qu’on s’en étonne)

Le producteur nantais, connu dans le monde entier pour son électro planante, est devenu vegan après un déclic très concret : en voyage en Islande, un pêcheur lui a proposé de vider un poisson lui-même. Il n’a pas pu. De là est venue l’idée qu’on ne devrait pas manger ce qu’on est incapable de tuer soi-même. Depuis, il milite pour PETA et prend un malin plaisir à casser le cliché du vegan chétif : musculation, prise de masse, énergie au taquet — tout ce que « l’alimentation 100 % végétale » est censée, selon certains, rendre impossible.

Nagui et Hugo Clément, les deux visages engagés du petit écran

Nagui a arrêté la viande à l’été 2016 et se définit comme végétarien — il évite aussi le café, les sodas et les produits laitiers, ce qui le rapproche du véganisme sans qu’il utilise ce mot pour se décrire. Précision utile : végétarien, pas vegan. Même nuance pour Hugo Clément, journaliste et militant environnemental à plus d’un million d’abonnés, végétarien depuis six ans mais qui continue de consommer œufs et produits laitiers — il l’assume dans son livre « Comment j’ai arrêté de manger les animaux ». Deux figures très suivies, deux démarches sincères, mais aucune des deux n’est, à proprement parler, vegane. Autant le dire clairement plutôt que de gonfler la liste.

Brigitte Bardot, l’icône qui a ouvert la voie

Impossible de parler d’engagement animalier en France sans elle. Depuis la création de sa fondation en 1986, elle ne mange plus de viande. Là encore, les sources la documentent comme végétarienne convaincue plutôt que vegane stricte — le détail compte, même si l’esprit de la démarche est le même depuis près de quarante ans.

Le sport, terrain de jeu inattendu du véganisme français

C’est peut-être la vraie surprise : en France, ce sont moins les acteurs que les athlètes de force qui portent le drapeau vegan. Stéphane Ossanga a supprimé toute protéine animale en 2018 après avoir vu What The Health — résultat, un squat à 200 kg et un soulevé de terre à 270 kg obtenus après sa transition, pas avant, comme il l’explique dans une interview donnée à Treening Life. Angeline Berva, elle, est devenue végane après avoir vu des images tournées en abattoir — et a fini vice-championne du monde de force athlétique en 2019, un parcours documenté par Vegan France Interpro. Quant à François-Xavier Filias, il est devenu cinq fois champion du monde de nage en eau glacée — en étant végane, à 43 ans, ce qui clôt à peu près tout débat sur les prétendues carences protéiques, comme le raconte l’Association Végétarienne de France.

Mention spéciale, avec une réserve honnête : François D’Haene, plusieurs fois vainqueur de l’UTMB, communique beaucoup sur les bienfaits d’une alimentation très majoritairement végétale pour sa récupération. Vegan ou végétarien strict ? Selon les sources, la frontière semble presque aussi floue que le brouillard en haute montagne. On préfère le dire plutôt que de trancher à sa place.

Le mythe qu’on démonte : non, Marion Cotillard n’est pas vegan

Petite mise au point qui a sa place ici : contrairement à une idée reçue assez répandue, Marion Cotillard n’est ni végétarienne ni vegane. Engagée pour l’écologie avec Greenpeace depuis 2011 et adepte du bio, oui — mais elle a elle-même reconnu son penchant assumé pour la bonne viande, et notamment les hamburgers. Preuve que l’étiquette « écolo » ne se traduit pas automatiquement par une assiette 100 % végétale, et que vérifier avant d’affirmer reste toujours une bonne idée — nous les premiers.

Ce qu’on en retient

Entre convictions totales et démarches partielles, une chose ressort : le véganisme français progresse par des chemins très différents, de la prime time à la salle de musculation. Pas besoin d’être une célébrité pour goûter à une cuisine végétale généreuse — notre carte de burgers et street-food 100 % vegan est justement pensée pour donner envie, sans discours militant.

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